L’historique du Spitz

L’historique du Spitz

Quelle que soit sa taille (5 variétés), le Spitz, avec sa tête de renard posée sur une crinière vaporeuse, sa superbe pelisse, ses oreilles dressées et toujours en éveil, son nez fureteur, ses yeux vifs et amusés et sa queue en panache, ses petits pieds de chat, est avant tout un chien vif, pétillant, doté d’une extrême intelligence qui voue un amour débordant à ses maîtres. Le Spitz est une des races pour laquelle l’origine est la mieux établie. De l’antique chien des Tourbières, en passant par le loulou des diligences et ceux des cours royales jusqu’au Spitz Nain, le chemin est aisé à suivre.

Le Spitz est la race la plus ancienne de l’Europe Centrale. Le Dr. Théodor Studer (professeur à l’université de Bern) prouva, grâce à des ossements de crânes de chiens, datant de l’époque de l’âge de pierre (4500-1750 avant J-C) trouvés lors de fouilles de lacs suisses, qu’ils appartenaient à un Spitz Allemand. On baptisa ce chien de l’époque de pierre du nom latin « Canis Familiaris Palustris Rytjmezer ». Des ossements du même type furent découverts en Russie et en Asie de l’Est. La preuve capitale pour la science était faite, il y avait déjà un chien semblable d’aspect au Spitz, dont l’existence s’étendait jusqu’en Asie.

Des vestiges du type « canin primitif » ont été retrouvés en Suisse, dans le Jura, en Grande Bretagne et au Danemark. Agés de dix milles ans , les ancêtres des Spitz sont aussi les auteurs des jours de tous les chiens actuels de type lupoïde, c’est-à-dire ressemblant plus ou moins au loup. Nous avons de nombreuses preuves très concrètes datant de l’époque des Pharaons, des Grecs et des Romains, sous formes de sépultures, de reproductions peintes ou sculptées de chiens, qui non seulement par la forme, mais par l’aspect général, montrent un Spitz. Une amphore grecque (400 avant J-C) montrant un Spitz Blanc accompagné d’un enfant et d’une tortue.

Au cours des siècles, le Spitz fut répandu à peu près partout : en Hollande où le Spitz Loup fut nommé « Keeshond » et en Italie où il fut nommé le Volpino.

Le Spitz eut d’abord l’honneur d’intéresser le roi Georges III d’Angleterre, et surtout la reine Victoria, qui à l’occasion d’un voyage en Italie en 1888 se passionna pour la race. Elle fonda un chenil, exposa et imposa un type qui se remarquait par sa taille relativement réduite (entre 5 et 7 kg) et c’est ainsi que le Petit Spitz détrôna le Carlin de la Cour Britannique.

L’exemple était donné, ainsi les éleveurs s’acharnèrent à faire des chiens encore plus petits, qui bientôt ne dépassaient guère les 3 kg. Ils devinrent tout d’abord les favoris de ce monde tels, Catherine de Russie, Marie-Antoinette, l’Impératrice Eugénie, Michel-Ange, Martin Luther, Mozart, Courteline, Emile Zola…

Au début du XXème Siècle, le Spitz n’en continua pas moins à se répandre dans les autres couches de la société. On ne l’appelait plus que « Loulou de Poméranie »ou encore « Loulou Blanc ». Quelques spécimens de « Loulou Blanc »survivent encore à ce jour.

Heureusement, depuis les années 60 sur la demande des Allemands qui détenaient le standard, et dont la fondation du club remonte à 1895, la dénomination de « Loulou » a disparu pour ne retenir que celle de « Spitz Allemand » avec cinq variétés (Spitz Nain, Petit Spitz, Spitz Moyen, Grand Spitz et Spitz Loup).

Les caractéristiques du Spitz

Les caractéristiques du Spitz sont naturellement fixées depuis des siècles et des siècles, ce qui explique la robustesse et la résistance de l’animal quelle que soit sa taille. Les caractéristiques les plus immédiates du Spitz semblent la fierté et l’intelligence. Il ne faut pas attendre de lui qu’il se montre impressionné par un congénère de grande taille, ou qu’il se réfugie sous le canapé à la venue d’un visiteur. Il paraît être en toutes circonstances sûr de lui. Il se montre d’une très grande vigilance et aucun bruit ou évènement inhabituel ne saurait lui échapper.

C’est un chien très attentif à tout ce que font ses maîtres. Toujours prêt à jouer, c’est le rêve des enfants, et l’animal aimera les parties de cache-cache tout autant que les jeux de poursuite. Le Spitz, c’est aussi une fourrure exceptionnellement fournie, avec un poil piqué droit et lisse et un sous-poil particulièrement fourni et gonflant. Une vraie boule de poils, d’où émergent un petit museau pointu, de petites oreilles dressées, des yeux vifs très légèrement obliques, tour à tour malicieux, attentifs ou pleins de feu, finalement une frimousse sympathique, et quatre membres qui savent sauter, courir, virevolter, bref un chien qui sait se dépenser et s’amuser.

Le Spitz convient parfaitement à des maîtres qui demandent à leur compagnon, outre un gabarit peu encombrant et un aspect avantageux, de savoir se rendre toujours présent, toujours attentif, vigilant, avec beaucoup d’assurance et d’affection pour ses maîtres.

Le Spitz est un chien robuste, sans problèmes, notamment lors des naissances. Il vit souvent jusqu’à un âge très avancé, quatorze, quinze ans, voir beaucoup plus. Pour les petites variétés, il ne doit pas présenter les stigmates du nanisme (fontanelle ouverte, crâne en dôme, yeux globuleux…). Bien sûr la prolificité est faible, deux à trois chiots en moyenne.

Le Standard à l’avantage de permettre que les chiens soient classés par catégories de tailles : Nain, Petit, Moyen, Grand ou Loup. Nous avons donc des chiens robustes, bien construits. En ce qui concerne les saillies entre chiens de variétés différentes (nain et petit, petit et moyen…), une tolérance d’écart de 2 cm est autorisée (ex : nain de 22 cm avec petit de 24 cm, moyen de 30 cm avec petit de 28 cm…).

Il faut naturellement porter la plus grande attention à la fourrure qui doit être la plus riche possible. Elle est en grande partie, fonction d’une alimentation saine, de qualité et de soins. Il est à remarquer que les mâles semblent nettement moins sensibles à la mue (qui fait perdre le poil de bourre, donc le gonflant) que les femelles qui de ce fait, sont moins facilement exposables (les mises bas n’arrangent rien, qui font perdre beaucoup de poils).

Les couleurs du Spitz

En ce qui concerne les couleurs, l’orange ne doit pas être trop clair. Il faut donc une grande continuité dans la sélection, la couleur idéale ne devant jamais être considérée comme fixée définitivement. La couleur noire pose à peu près les mêmes problèmes : le noir doit avoir des reflets laqués, et non des reflets roux ou bronze. Le blanc doit être exempt de taches jaunes. Quant à la catégorie « autres couleurs », elle ne doit pas être interprétée comme un ramassis de n’importe quel mélange de couleurs. Elle est composée de couleurs bien définies : Crème, Crème Zibeline, Noir et Feu, Panaché (la panachure doit être envahissante ou très envahissante, et les taches de couleur unique : noire, orange, marron ou grise. Elles doivent être bien réparties.) et enfin l’Orange Zibeline (fortement charbonné) qui occasionne le plus de problèmes dans le partage des classes de jugement car un orange faiblement charbonné (catégorie orange alors !) peut, lors de la mue, se révéler fortement charbonné. Les couleurs uniformes ne doivent comporter aucune tache blanche.

La couleur de la robe vient progressivement avec le temps, et il faut un peu d’expérience pour apprécier la nuance définitive que prendra la fourrure du chiot à l’âge adulte. La couleur vient, en général d’abord aux endroits où le poil reste court (ex : autour des yeux, sur le museau, derrière les oreilles…). Le club, s’il s’est déjà jugé sévère et pointilleux quant aux mariages entres tailles, l’est encore plus sur les « mélanges » de couleurs qui sont absolument proscrits. Tout cela sans perdre de vue l’abondance de la fourrure, l’importance du sous-poil, une construction robuste et carrée, un caractère plein d’assurance, aucune agressivité, et sans qu’il y ait des stigmates de nanisme.

Malgré sa fourrure luxuriante, le Spitz ne vous ruinera jamais en frais de toilettage et ne vous imposera pas non plus un entretien très contraignant. En effet, quelle que soit sa taille, son poil est auto-nettoyant et présente la particularité de ne pas avoir d’odeur, même s’il pleut. Afin de rendre la fourrure vaporeuse, il est indispensable d’effectuer un ou deux brossages hebdomadaires en superficie, toujours à rebrousse-poil au niveau du dos et de la collerette, à l’aide d’une brosse en poil de sanglier (ne jamais utiliser de peigne). La fourrure du Spitz étant pourvue d’un sous-poil très dense qui permet le maintien du poil de couverture, il est donc fortement conseillé de ne pas le brosser en profondeur afin d’éviter de lui enlever toute sa bourre, ce qui aurait pour effet de donner à sa fourrure un aspect de poil mou et plat (poil de chèvre). De même, pour ne pas aplatir la fourrure de votre Spitz, il vous appartiendra de le caresser toujours à rebrousse-poil. Le Spitz étant par nature un chien rustique, le seul toilettage autorisé pour les expositions de beauté, est celui des oreilles et des pieds. Il est conseillé plusieurs jours avant de faire concourir votre chien, de dégager le triangle supérieur des oreilles afin de les rendre plus petites et d’égaliser les poils à l’extrémité des pattes pour leur donner un aspect bien rond.

 

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